MR-MenteuR

Manifestation symbolique et ludique, mais vraie colère, lundi 2 mai, devant les bureaux du MR. La CSC a dit au seul parti francophone de la majorité tout le mal qu’elle pense de sa politique. Et annoncé qu’elle ne le laissera pas faire. 
  • «Le MR ne manque pas d’air, chute libre pour les travailleurs» 
  • «Georges-Louis, protège-toi, syndique-toi! » (1)
Peu à peu, les grandes baies vitrées des bureaux bruxellois du MR se couvrent de petits panonceaux où les militants de la CSC wallonne dénoncent les mensonges proférés par les libéraux depuis qu’ils sont au gouvernement. Et chacun, chacune y va de son expérience, de son slogan… Un gros ballon vert se balance nonchalamment à hauteur des bureaux. Les photos des ministres libéraux sont affublées de longs nez comme celui qu’arborait Pinocchio quand il mentait!
L’action est ludique, les collages réalisés proprement (tout est fixé au papier collant) et sans rien détériorer. Si l’atmosphère est bon enfant, la colère, elle, est bien réelle. Et très forte ainsi que l’expriment sous les fenêtres du parti bleu (qui pourtant «n’a rien de la couleur des rêves!» comme le précise un participant…) les militants et permanents  qui se succèdent pour dénoncer les très nombreux mensonges proférés depuis des mois par le gouvernement de Charles Michel. 
Marc Becker, secrétaire national en charge des affaires wallonnes, reprend les principaux d’entre eux: 
  • « Pas d’alliance avec la NVA… qu’ils disaient »
  • « Pas de saut d’index… répétaient-ils »
  • « Un vrai tax shift… se vantaient-ils »
  • « Jobs, jobs, jobs… annonçaient-ils »
  • « Relever l’âge de la pension… ils oubliaient de l’annoncer! »  
Mais, souligne le secrétaire national, «le problème, c’est que leurs mensonges font basculer dans la pauvreté des dizaines de milliers de personnes, en particulier les jeunes et les femmes. Le problème, c’est que leurs mensonges ont réduit le pouvoir d’achat de la quasi-totalité des ménages en Belgique. Le problème, c’est qu’ils ont exclu de toute protection sociale des milliers de jeunes.» Marc Becker attire encore l’attention sur les emplois détruits, la mise à sac des services publics, l’enrichissement des plus riches et, finalement, la volonté d’en revenir à la semaine de 45 heures, avec des contrats à 0 heure/semaine ou des contrats intérimaires à durée indéterminée! 
Tout cela, la CSC voulait le dire aux libéraux le 1er mai à Jodoigne. En effet, comble d’impudence, depuis quelques années, les libéraux ont confisqué la fête des travailleurs, eux qui défendent les nantis, les grosses fortunes, les bénéficiaires du LuxLeaks, du SwissLeaks, des Panama Papers, mais restent sourds aux revendications des travailleurs et des allocataires sociaux. Cette manifestation n’a pas été autorisée. La sécurité a bon dos… Qu’importe! On ne fait pas taire aussi facilement la CSC. Elle a donc manifesté le 2 mai pour dénoncer «ce gouvernement des longs nez» . Et son combat n’est pas près de se terminer.  «Nous poursuivrons notre combat. Inlassablement» a annoncé Marc Becker. Il a averti qu’une nouvelle grande manifestation serait probablement organisée à la fin du mois, suivie d’autres actions en juin puis d’un automne très chaud.  
(1) Allusion à l’échevin libéral montois, Georges-Louis Bouchez, évincé de la majorité par Elio di Rupo. 

 Le nouveau VADE-MECUM est sorti de presse !

Tous nos délégués et mandataires peuvent le retirer dans leur secrétariat régional.