Qui sommes-nous ?

La CSC-Enseignement est présente dans tous les combats pour une Ecole plus juste, plus égalitaire et pour la défense des intérêts des personnels qui lui font confiance. Ces combats, la CSC-Enseignement les mène dans les organes de démocratie sociale, dans les structures de négociation avec les autorités publiques et les Pouvoirs organisateurs (et leurs représentants), dans la rue aussi lorsque les rapports de force l’exigent.
Découvrez la CSC-Enseignement dans notre CSC-Educ Hors-Série Juin 2015

Notre Histoire

Le 25 juin 2005, la CCPET, la CEMNL, la FIC et l’UCEO ont uni leur destin de manière irrévocable pour donner naissance à une nouvelle centrale, la CSC-Enseignement.
La CSC-E constitue une seule centrale et non plus comme naguère encore une fédération de centrales.
Elle est organisée sur le plan des communautés française (CSC-Enseignement) et germanophone (CSC-Unterricht).

Notre structure

LA CSC-E permet à chacun d'être représenté :
  • La CSC-E compte plus de 42.000 affiliés.
  • Ils sont les relais entre le terrain et nos représentants qui négocient avec les instances politiques.
  • Les délégués se retrouvent dans dix régionales pour échanger leurs expériences et avis relayés au sein des Comités régionaux communs - CRC.
  • La diversité du personnel qui travaille dans les différents réseaux et niveaux d’enseignement nous demande d’être attentifs à leurs spécificités: leurs représentants se réunissent au sein de commissions permanentes et groupes catégoriels.
  • Le Comité communautaire commun - CCC, organe  politique décisionnel de la CSC-E  réunit mensuellement les représentants des CRC, des groupes catégoriels et commissions.
Participer dans nos structures régionales et communautaires, aux échanges et aux débats, c’est S’ENGAGER pour améliorer notre système éducatif.

Notre environnement

La CSC-E s'inscrit :
  • dans les structures de la CSC - CONFÉDÉRATION DES SYNDICATS CHRÉTIENS - afin d’agir ensemble dans la diversité, le respect des valeurs démocratiques pour plus de justice et de solidarité ;
  • au sein du front commun des  SERVICES PUBLICS  afin d’y défendre la profession et la qualité de l’enseignement ;
  • dans les  INSTANCES DE CONCERTATION ET DE NÉGOCIATION  avec les Communautés française et germanophone afin de défendre les intérêts des personnels de l’enseignement et de faire évoluer leurs conditions de travail ;
  • dans les  INSTANCES DE CONCERTATION avec les Pouvoirs Organisateurs et leurs Organisations représentatives  afin de partager les points de vue des uns et des autres ;
  • dans les  INSTANCES SYNDICALES EUROPÉENNES ET MONDIALES  afin d’y défendre un enseignement public de qualité, gratuit, accessible à tous et fondement de l’émancipation

 

Nos statuts

Congrès statutaire de la CSC-E adopté lors de notre congrès du 30/11/2011 et  amendé par le congrès de 2015
Lors de ces congrès la CSC-Enseignement a adopté les statuts de notre centrale que vous pouvez lire en cliquant ici (réservé aux affilié-es).

Nos valeurs

8 MAI 2013 - "1er congrès des valeurs"

Après six ans d’existence, la CSC-Enseignement a décidé de réunir son premier "congrès de valeurs".
Celui-ci s’est tenu le samedi 28 mai 2013 dans le centre de formation de la CSC à Bouge. L’objectif des congressistes est de définir les valeurs qui fondent notre action syndicale au quotidien.
Cette journée nous a permis de faire le point sur notre action syndicale, d’envisager les défis futurs avec toutes les forces vives de la centrale.
Suivant nos statuts, le congrès est composé de tous les délégués et militants élus.

Nos objectifs

LA CSC-E développe ses activités pour :
DEFENDRE LES INTERÊTS COLLECTIFS DES PERSONNELS DE L'ENSEIGNEMENT
  • en se posant en CONTRE-POUVOIR constructif ;
  • en développant son ACTION dans les établissements scolaires ;
  • en portant les PROJETS syndicaux dans les lieux de concertation et de négociation
OFFRIR DES SERVICES PERSONNALISÉS DE QUALITÉ
  • par l’intermédiaire des PERMANENTS présents sur tout le territoire des Communautés francophone et germanophone ;
  • par l’intermédiaire des DELEGUES présents dans les établissements scolaires et mandatés dans les différents lieux de négociation

Notre Mémorandum - 25 Mai 2014

Le véritable enjeu de l’enseignement demeure : faire de l’Ecole une vraie institution démocratique, productrice d’égalité sociale et d’émancipation individuelle et collective. A défaut, tout espoir d’inscrire la Fédération Wallonie-Bruxelles dans un modèle de « croissance durable » se heurtera à une logique de perpétuation d’un modèle économique dont les funestes conséquences sociales et environnementales se manifestent, dramatiquement, chaque jour davantage.
La CSC-Enseignement signale que les efforts en faveur des enfants et des jeunes en difficulté risquent d’être inutiles pour les populations qui restent éloignées de l’école. Pour réduire le décrochage, l’abandon, la peur ou le rejet de l’école, il est essentiel de travailler à la fois sur les élèves et sur le lien avec leur famille.
Un enseignement de qualité, accessible à tous, ne peut être organisé que lorsque les pouvoirs publics en portent la responsabilité financière et réglementaire ; les autorités publiques doivent donc affecter des moyens financiers suffisants pour que l’enseignement puisse remplir les missions de service public qui lui sont confiées. La CSC-Enseignement rappelle que le financement public est strictement réservé aux affectations prévues.
Pour faire face à ces défis, nous mettons en avant six thématiques...
  1. Ces derniers mois, les réseaux, les responsables politiques, ont pointé le défi démographique et le manque de places dans certaines régions. A cela s’ajoute la pénurie d’enseignants. Au-delà de la création d’écoles et/ou de places, nous aurons besoin de personnel compétent, mais encore faut-il que la profession soit attrayante. Il est donc indispensable d’accorder une attention particulière à tous les personnels de l’enseignement, à leur formation initiale et continue, à leurs statuts, à leurs conditions de travail et à leur rémunération. Le défi est d’attirer des candidats motivés et de maintenir le personnel en place.
  2. Notre enseignement est profondément inégalitaire. Il faut combattre ces inégalités au plus vite et améliorer la scolarisation des enfants, particulièrement ceux dont les familles ont le moins de capital financier, relationnel et culturel. Ce combat doit se faire dès l’école maternelle. Pour la CSC-Enseignement, l’enseignement maternel est primordial et doit retenir l’attention de tous. Les écoles maternelles ont besoin d’un personnel (enseignants, puéricultrices, maîtres de psychomotricité, logopèdes, éducateurs, …) suffisant, formé et statutaire ; la taille des groupes doit être réduite, les conditions de travail améliorées. Ces mesures auront un impact positif sur la suite de la scolarité des élèves, tant dans le primaire que dans le secondaire.
  3. La CSC-Enseignement prône la mise sur pied d’un véritable tronc commun à partir de 5 ans. Celui-ci doit assurer un continuum organisé et cohérent des apprentissages, prendre en charge les difficultés des élèves par le développement d’une politique de pédagogie différenciée, de remédiation immédiate et efficace (qui, à terme, devrait rendre le redoublement exceptionnel) et permettre une orientation positive. La formation générale ne suffit pas : des cours technico-manuels, artistiques et sportifs doivent être organisés dès le début du tronc commun.
  4. Lors de la dernière législature, le Gouvernement a mis en place davantage de régulation dans l’enseignement. Il faut à tout prix préserver et améliorer le décret Inscriptions pour accroître la mixité sociale, défendre et même poursuivre l’abaissement des nombres maxima d’élèves par classe, combattre les excès de la concurrence et de l’autonomie érigées en principes.
  5. Les moyens alloués à l’enseignement supérieur n’ont pas suivi la hausse importante du nombre d’étudiants et l’évolution des technologies. Notre enseignement supérieur souffre d’un sous-financement chronique. Le refinancement structurel de toutes les filières de l’enseignement supérieur est un chantier prioritaire pour proposer un accès réellement démocratique à ce niveau d’enseignement et pour permettre aux personnels de remplir leurs missions dans des conditions de travail optimales.
  6. Pour que l’Ecole de demain soit une institution démocratique, productrice d’égalité sociale et d’émancipation individuelle et collective, des réformes seront nécessaires. La mise en place de celles-ci ne peut se faire sans la participation et l’adhésion du personnel. Une concertation sociale active à tous les niveaux, communautaire, régional et local, doit être organisée avec les moyens nécessaires afin qu’elle soit efficace

La concertation sociale dans le secteur public

Les relations collectives de travail dans le secteur public sont réglées dans la loi du 19 décembre 1974. Cette loi et ses arrêtés d'exécution constituent le statut syndical du personnel du secteur public. Ils ne sont toutefois entrés en vigueur qu'en 1984.
L'ensemble du statut syndical est applicable à quelque 650.000 travailleurs dans le secteur public, c'est-à-dire aux membres du personnel occupés:
  • dans les administrations fédérales, des Communautés et des Régions et dans les organismes publics;
  • dans les administrations régionales et locales (administrations provinciales et communales, CPAS,...);
  • l'enseignement officiel (l'enseignement communautaire, l'enseignement provincial et communal).
La législation de 1974 ne s'applique toutefois pas à l'enseignement libre subventionné ni aux institutions publiques de crédit qui relèvent de la législation sur les conseils d'entreprise et les comités pour la prévention et la protection au travail.
Depuis la réforme des entreprises publiques économiques (SNCB, Poste, Belgacom, Biac et Belgocontrol) instaurée par la loi du 21 mars 1991, ces entreprises ont un statut autonome qui prévoit également une réglementation spécifique pour les relations collectives de travail. Chaque entreprise publique a une commission paritaire. De plus, un Comité coordinateur des entreprises publiques, compétent pour toutes les entreprises publiques, a été créé. Les accords conclus pour l'ensemble du secteur public restent toutefois d'application pour les entreprises publiques économiques.
Depuis son entrée en vigueur en 1984, le statut syndical du personnel du secteur public a été adapté à plusieurs reprises aux changements fondamentaux survenus dans le secteur public.
Suite à la réforme de l'Etat, l'enseignement est devenu une matière communautaire. Les gouvernements des Communautés et des Régions sont  totalement autonomes en ce qui concerne la politique du personnel, dans le cadre des fameux "principes généraux" du statut du personnel du secteur public. Les entreprises publiques autonomes ont été sérieusement réformées. Une plus grande participation a été réalisée dans l'enseignement. Malgré tout, le statut syndical est et reste l'instrument de travail par excellence pour l'action syndicale dans le secteur public.
Seules les autorités fédérales sont compétentes pour modifier le statut syndical.
Plus d'infos sur la concertation sociale dans le secteur public:
Connaître la CSC-Enseignement (2008, format PDF, 68 pages, 3.610 Ko)